Le marché ivoirien des intrants agricoles gagne une nouvelle capacité de production. Afrique Phyto Plus (A2P) a inauguré, jeudi 24 septembre 2026, son nouveau site industriel dans la zone industrielle d’Anyama-Akoupé-Zeudji.
L’investissement dépasse 3 milliards de FCFA. L’infrastructure doit permettre à l’entreprise de produire jusqu’à 2 400 tonnes d’intrants par an. Elle comprend également des capacités de stockage destinées à faciliter l’approvisionnement des exploitations agricoles.
Une production tournée vers l’intérieur du pays
Le choix d’Akoupé-Zeudji répond aussi à une réalité du marché ivoirien. Selon les données communiquées par l’entreprise, 95 % de ses produits sont destinés aux zones agricoles situées à l’intérieur du pays.
San Pedro, Soubré et Korhogo figurent notamment parmi les principales destinations. L’implantation du site doit donc faciliter les flux vers ces grands bassins de production.
Pour les producteurs, la question est très concrète : avoir les bons intrants au bon moment. La proximité des stocks et des capacités industrielles peut ainsi jouer un rôle dans la régularité de l’approvisionnement.
101 emplois créés
L’investissement se traduit également par des emplois. A2P annonce 101 postes créés, dont 89 sont actuellement occupés.
L’entreprise poursuit ainsi son développement industriel en Côte d’Ivoire, tout en renforçant sa présence sur plusieurs marchés africains.
A2P est déjà présente au Mali, au Burkina Faso et au Cameroun. Elle envisage également de poursuivre son expansion sur le continent.
Un nouveau projet prévu en 2027
L’entreprise ne compte pas s’arrêter à cette nouvelle infrastructure.
Un autre projet industriel est annoncé pour 2027, avec l’ambition de doubler la taille de l’activité sur cinq ans.
Cette évolution intervient dans un secteur stratégique pour l’agriculture ivoirienne. La disponibilité des engrais, produits phytosanitaires et autres intrants reste directement liée aux besoins des producteurs et aux exigences des différentes campagnes agricoles.
À Akoupé-Zeudji, A2P mise donc sur un outil industriel plus important pour accompagner cette demande. Reste désormais à voir comment cette capacité supplémentaire se traduira concrètement dans les zones de production.
Dans l’agriculture, une usine compte. Mais ce sont les champs qui finissent toujours par donner le verdict.












