La culture ne se contente pas de se raconter. Elle se transmet, se partage et se vit. C’est dans cet esprit que s’est tenue, récemment, à l’Espace gastronomique et culturel « Campement Baoulé Chez Decares Yao », à Akouai-Santai, à Bingerville, la cérémonie officielle de lancement des activités du Festival Eh Klô N’Goha 2026, placée sous le signe de la transmission culturelle.
Autour de cette rencontre, autorités traditionnelles, acteurs culturels, artistes, partenaires et amoureux du patrimoine se sont retrouvés pour célébrer les arts, les traditions et les valeurs qui fondent l’identité baoulé.
La transmission comme fil conducteur
Dès les premiers instants, les salutations protocolaires en langue baoulé ont donné à la cérémonie sa couleur et son ancrage culturel. Plusieurs personnalités ont ensuite pris la parole, parmi lesquelles Célestin Brou, Denise Yao épouse Koffi, Nanan Amani N’Guessan, Médard Kouassi, ainsi que la représentante du parrain Dominique Kangah.
Dans leurs différentes interventions, l’accent a été mis sur la nécessité de préserver les repères culturels et de transmettre aux générations futures les valeurs héritées des anciens. La cohésion sociale et la sauvegarde du patrimoine ont également occupé une place importante dans les échanges.
L’un des temps forts de cette ouverture a été la conférence animée par Médard Kouassi autour du thème : « Nos traditions, notre identité, notre avenir ».
À travers son intervention, le conférencier a notamment mis en lumière les 36 lois du peuple baoulé, présentées comme un socle de valeurs morales fondées notamment sur le respect des aînés et la solidarité. Une manière de rappeler que derrière les rites et les coutumes se trouve tout un art de vivre, avec ses règles, ses enseignements et sa mémoire.
De la culture à l’éducation et à la santé
Le Festival Eh Klô N’Goha n’a pas limité son propos aux seules traditions. Sa dimension éducative s’est également exprimée à travers plusieurs interventions.
Célestine Konan a ainsi abordé la question de la nutrition avec une présentation consacrée aux bienfaits de la noix et du fruit de cajou. Son thème, « Consommer la noix de cajou, c’est la santé dans notre assiette », a permis de mettre en avant les vertus alimentaires de ce produit.
Dans un autre registre, N’Guessan Juda, représentant de l’ONG Joie d’Enfance, a sensibilisé l’assistance aux droits des enfants, notamment leur droit au jeu, aux loisirs et aux activités culturelles.
Cette diversité de sujets traduit la volonté du festival de faire de la culture un espace qui dépasse le simple cadre festif, pour toucher également aux questions de société et au quotidien des communautés.

Quand la musique et le théâtre font vivre la tradition
La scène, elle aussi, a occupé une place de choix au cours de cette cérémonie de lancement.
L’Orchestre du Festival et plusieurs artistes invités, parmi lesquels Maman Laurette Elias, Méa Konan, Jumeaux 1er, Samao 1er et Ebali 1er, ont apporté leur touche musicale à l’événement. La troupe théâtrale du festival est également venue enrichir cette programmation.
Entre musique, théâtre, échanges et prises de parole, la culture s’est ainsi exprimée dans toute sa diversité, faisant de cette ouverture un moment à la fois solennel et convivial.
Une clôture aux saveurs du terroir
Après les différentes séquences de la cérémonie, les participants ont pu visiter le stand consacré au cajou, échanger avec les médias et partager des mets traditionnels.
Une façon de terminer la rencontre autour de ce qui constitue aussi l’âme des rendez-vous culturels : la proximité, le partage et la convivialité.
Avec ce lancement, le Festival Eh Klô N’Goha 2026 affiche clairement son ambition : contribuer à la valorisation des arts et des traditions, promouvoir une alimentation saine, renforcer la transmission des valeurs culturelles et favoriser le vivre-ensemble.
La prochaine étape est désormais annoncée pour le 29 août 2026 à Niamanzra (N’Douci), à l’occasion des Awards des Arts de Claire de Lune, présentés dans le texte de référence comme le point culminant du Festival Eh Klô N’Goha 2026.













