Le foncier rural et la transformation des productions agricoles ont occupé une place importante dans les échanges consacrés à l’avenir de l’agriculture ivoirienne. Le lundi 21 septembre 2026, Bruno Nabagné Koné a coanimé un panel sur le thème « Agribusiness et foncier rural : vers une transformation créatrice d’emplois en Côte d’Ivoire ».
La rencontre s’est tenue au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à l’occasion des Journées portes ouvertes du Groupe de la Banque mondiale. Elle a réuni des représentants du secteur public, des partenaires au développement et des opérateurs privés.

Le foncier rural au cœur des investissements
Pour Bruno Koné, la modernisation de l’agriculture passe notamment par une meilleure sécurisation du foncier rural. Le ministre a présenté cinq priorités : la souveraineté alimentaire, la compétitivité, la sécurisation foncière, le financement et la durabilité.
La question de la terre occupe une place particulière dans cette démarche. Elle concerne directement les agriculteurs qui souhaitent développer leur exploitation, mais aussi les investisseurs et les jeunes qui veulent se lancer dans le secteur.
« Si un jeune veut moderniser son exploitation et chercher un financement, la première chose que demandera le banquier, c’est la sécurité sur le foncier », a déclaré le ministre.
Cette question foncière rejoint ainsi celle de l’accès au financement. Pour les porteurs de projets agricoles, la possibilité de disposer d’un cadre foncier sécurisé constitue un élément important dans la construction d’une exploitation durable.

Aller au-delà des produits de base
Au cours du panel, Bruno Koné a également insisté sur la nécessité de renforcer la transformation locale. L’objectif affiché est de ne pas limiter l’activité agricole à la production et à la commercialisation des matières premières.
« Notre ambition est d’aller au-delà des produits de base, vers les coproduits, les sous-produits et les déchets », a-t-il indiqué.
Cette orientation ouvre la question de la valeur créée après la récolte. Transformation, valorisation des sous-produits et développement de nouvelles activités peuvent permettre de diversifier les débouchés autour des productions agricoles.
Pour les producteurs, l’enjeu est aussi de bénéficier davantage de cette création de valeur. La transformation locale est ainsi présentée comme un moyen d’élargir les sources de revenus et de développer des activités autour des différentes chaînes agricoles.

Un appel adressé aux jeunes
Le ministre a enfin insisté sur les possibilités offertes par le secteur agricole aux jeunes Ivoiriens. Son message s’inscrit dans le thème général des Journées portes ouvertes de la Banque mondiale, consacrées aux emplois et aux opportunités pour une croissance inclusive.
« Les opportunités, c’est comme les trains. Ça passe et il faut monter au bon moment », a lancé Bruno Koné.
À travers ce message, le ministre a mis en avant l’agriculture comme un secteur pouvant accueillir de nouveaux projets, notamment autour de la production, de la transformation et des services liés aux chaînes de valeur.

L’agriculture ivoirienne face à un nouveau cap
Le développement de l’agribusiness repose donc sur plusieurs leviers évoqués lors de la rencontre : sécuriser les terres, faciliter l’accès au financement, améliorer la productivité et renforcer la transformation locale.
Pour le ministre, ces évolutions doivent permettre de créer davantage de valeur et d’emplois, tout en améliorant les revenus des producteurs.












