Le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPC) a remis les certificats aux pépiniéristes, samedi 26 septembre 2026 à Divo.
Cette cérémonie intervient dans le cadre du programme intérimaire de développement de la filière palmier à huile.
Pendant six jours, les participants ont suivi une formation théorique et pratique. Les sessions se sont déroulées à Divo, Tabou et Maféré.
Une cinquantaine de pépiniéristes issus des zones de production ont pris part au programme. Ils disposent désormais de nouvelles connaissances pour produire des plants de qualité.
Le CHPC veut mettre fin aux plants « tout-venant »
Pour N’doua Jean-Mary, représentant le directeur général du CHPC, cette formation répond à un objectif précis.
« Le Conseil a financé cette formation pour mettre tous les pépiniéristes à niveau », a-t-il expliqué.
Le CHPC veut surtout éviter la distribution de plants « tout-venant » à partir de 2027.
Dans cette perspective, le Conseil a financé l’acquisition de 2 millions de graines germées auprès du CNRA. Ces graines doivent permettre de planter environ 10 000 hectares en 2027.
Le matériel végétal choisi doit aussi offrir de meilleures performances et une résistance accrue aux maladies, selon les informations communiquées lors de la cérémonie.

Quatre modules au programme
PALMCI a assuré la formation à travers son directeur du Développement agricole, Raymond Tagouya.
Les participants ont étudié quatre grands thèmes :
- les fondements agronomiques ;
- le cycle de vie du palmier à huile ;
- le choix du matériel végétal ;
- les réglementations.
La certification apporte aussi un avantage professionnel aux pépiniéristes.
Elle leur donne un agrément officiel. Elle renforce également leur crédibilité auprès des producteurs.
Surtout, elle leur ouvre l’accès à un marché mieux structuré. Le CHPC prévoit notamment de leur fournir des graines germées.
Des vergers à renouveler
Pour Henri César Damalan, président du conseil d’administration de l’AIPH, la filière doit faire face au vieillissement des vergers.
« Les vergers sont vieillissants, il faut les renouveler », a-t-il déclaré.
Le renouvellement passe donc aussi par la formation des pépiniéristes. Leur maîtrise des techniques de production peut contribuer à améliorer la qualité des futurs plants.
Par ailleurs, le secteur occupe une place importante dans l’économie ivoirienne. Il représente 4 % du PIB et fait vivre environ 2 millions de personnes, selon les chiffres communiqués lors de la cérémonie.
La filière vise désormais 150 000 hectares de nouveaux vergers sur dix ans. Pour atteindre cet objectif, elle prévoit un investissement de 1 077 milliards de FCFA.
Le prochain défi : réussir le renouvellement
La certification marque une première étape. Le travail va maintenant se poursuivre dans les pépinières et les plantations.
Le CHPC devra notamment veiller à la qualité du matériel végétal fourni aux producteurs. Les pépiniéristes auront également un rôle central dans la réussite du renouvellement des vergers.
À Divo, le sous-préfet, représentant le préfet de région, a appelé les nouveaux certifiés à devenir des « ambassadeurs du progrès » dans leurs zones respectives.
La prochaine étape sera donc concrète : produire les plants annoncés et accompagner leur mise en terre.
À retenir
2 millions de graines germées ont été acquises auprès du CNRA.
10 000 hectares doivent être plantés en 2027.
150 000 hectares de nouveaux vergers sont visés sur dix ans.
1 077 milliards de FCFA d’investissement sont annoncés pour cette ambition.
















