De Yopougon à Cocody en passant par Marcory, comme partout dans le pays, le dimanche, c’est jour de bouffe. Et on ne badine pas avec la gastronomie. Surtout dans les maquis et autres espaces dédiés à ces rendez-vous de « déstressage » qui se conjuguent toujours avec une bouffe party et une célébration toute aussi passionnée de Bacchus.
Mais lorsqu’au finish, la sauce gombo du placali ou le choucouya de mouton charge un peu trop la barque digestive, les ballonnements peut s’inviter à la partie sans payer le transport. Et c’est ici qu’intervient le Ricinodendron heudelotii, plus connu sous l’affectueuse appellation d’Akpi. En effet, longtemps relégué au simple rôle d’épaississant pour donner de la corpulence aux sauces, l’akpi révèle une batterie d’actifs fortifiants.
D’après les travaux menés par l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan (UFHB), la graine d’akpi est d’une richesse exceptionnelle en acides gras essentiels (notamment linoléique) et en composés phénoliques.
« L’akpi stimule la sécrétion des sucs gastriques et biliaires. Utilisé en décoction légère avec un filet de citron, il accélère le transit sans irriter la muqueuse intestinale », expliquait à cet effet Dr Yao Kouassi, pharmacognosiste à l’UFR des Sciences Pharmaceutiques d’Abidjan.
Sur les marchés ivoiriens, le sachet de graines écrasées se vend comme du petit pain chaud. La filière, portée par des coopératives féminines du Moronou et de l’Agnéby-Tiassa, voit sa demande exploser.
La recette d’urgence d’ÉpiRacine
- Ingrédients : 5 graines d’akpi torréfiées légèrement, 1 pincée de gingembre moulu, 250 ml d’eau bouillante.
- Préparation : Écrasez l’akpi dans un petit mortier, versez l’eau chaude dessus, laissez infuser 8 minutes, puis filtrez.
- Usage : À boire tiède après un repas lourd. Adieu les lourdeurs d’estomac !
















