Ahmed Eka

Ahmed Eka

Réhabilitation des vergers d’anacardiers : Le CCK prépare la campagne 2026

Pour préparer la campagne 2026 de réhabilitation des vergers d'anacardiers, le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) a réuni 61 acteurs de la filière lors d'un atelier de formation pratique organisé du 19 au 26 juillet 2026 à Yamoussoukro. Menée en partenariat avec l'OIA Anacarde, l'ANADER et le FIRCA, cette initiative vise à harmoniser les techniques d'abattage, d'entretien et de traitement phytosanitaire pour renforcer la productivité du premier producteur mondial de noix de cajou.

Anacarde : plus de 300 engins pour renforcer l’encadrement et la recherche

Le Conseil Coton Anacarde et Karité (CCAK), en collaboration avec le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA), a procédé le jeudi 13 août 2026 à la remise officielle de 309 motos et cinq véhicules destinés au renforcement des capacités opérationnelles des structures d’encadrement et de recherche de la filière anacarde.

Les épices africaines à l’ère du packaging

À Abidjan, Douala ou Nairobi, les graines de nos terroirs quittent le nœud transparent des étals pour investir les flacons en verre sérigraphiés et les pots hermétiques de la grande distribution. Porté par une vague de PME locales et de micro-laboratoires cosmétiques, ce passage au packaging moderne rebat les cartes de la valeur ajoutée sur le continent. Mais derrière l'élégance du design, la bataille de la conservation, de la réglementation et du surcoût industriel ne fait que commencer.

Epices africaines: du sachet noué au pot en verre design

Autrefois reléguées aux sachets noués à la hâte sur les étals de Cocody, d'Adjamé ou de Treichville, les épices brutes du terroir s’offrent une métamorphose industrielle en Côte d’Ivoire et en Afrique de l'Ouest. Flacons en verre hermétiques, bouchons mouleurs, étiquetage normé : sous l'impulsion de PME locales et de régulateurs plus stricts, le condiment traditionnel devient une marque à valeur ajoutée. Mais derrière l'élégance du packaging, le défi de la conservation, de la traçabilité et de la stabilisation scientifique reste entier.

Pourquoi les épices moulues deviennent un enjeu industriel

Epices moulues

Le poivre, le gingembre, le piment, le curcuma ou encore le soumara ne se contentent plus de passer du mortier à la marmite. En Côte d’Ivoire comme ailleurs en Afrique de l’Ouest, ils deviennent des produits transformés, dosés, emballés et distribués à grande échelle. Derrière cette apparente simplicité — réduire une épice en poudre — se cache pourtant une véritable équation industrielle : qualité de la matière première, séchage, broyage, hygiène, conservation, traçabilité et capacité à produire régulièrement.

La conservation des épices change d’époque

Rangement épices

Du sachet transparent du marché aux emballages scellés des rayons de grandes surfaces, les épices africaines sont entrées dans une nouvelle ère. En Côte d’Ivoire, la transformation et le conditionnement progressent, portés par de petites entreprises, des coopératives et une filière qui cherche à mieux maîtriser sa qualité. Mais derrière le joli pot, le vrai défi reste invisible : protéger l’arôme sans laisser entrer l’humidité, les contaminants ou le temps.

Poivre noir : récolte manuelle ou mécanisée, quelle méthode pour préserver la qualité ?

Dans les poivrières ivoiriennes, le sécateur et la main restent encore les principaux outils de récolte. La mécanisation, elle, pointe à l’horizon ailleurs dans le monde, mais son intérêt ne se résume pas à aller plus vite. Pour le poivre noir, le véritable enjeu est de récolter au bon stade, sans abîmer les épis, tout en préservant la qualité qui fera la différence entre une simple graine séchée et une épice valorisable.