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Cacao ivoirien: après les fèves, la bataille de la valeur

À Abidjan, la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat place la jeunesse, la transformation locale et la recherche parmi les priorités de la filière. Avec 650 000 tonnes de cacao transformées en 2025-2026, soit environ 30 % selon le Conseil du Café-Cacao, le pays dispose déjà d’un outil industriel important, mais le véritable défi reste de transformer davantage — et surtout de capter davantage de valeur en Côte d’Ivoire.

Concours INFPA 2026 : le guide pratique des filières, conditions et calendriers

Les inscriptions pour le concours d'entrée à l'Institut National de Formation Professionnelle Agricole (INFPA) sont ouvertes depuis le 27 juillet et se poursuivront jusqu'au 28 septembre 2026. Entre réformes des diplômes, nouvelles opportunités dans la transformation agroalimentaire et conditions d'accès, voici tout ce qu'il faut savoir pour constituer son dossier et réussir sa candidature.

Projet Nectar: la pharmacopée africaine au secours des laboratoires

Lancé le 26 août 2026 à Abidjan, le projet de recherche « Nectar » réunit un consortium international pour traquer, au sein de la flore locale, de nouvelles molécules insecticides capables de terrasser les moustiques devenus insensibles aux produits chimiques. Seul pays africain intégré à cette alliance pilotée par le Centre suisse de recherches scientifiques (CSRS), la Côte d'Ivoire remet les savoirs botaniques ancestraux au centre de la diplomatie scientifique et de la lutte contre le paludisme.

Epices africaines: du sachet noué au pot en verre design

Autrefois reléguées aux sachets noués à la hâte sur les étals de Cocody, d'Adjamé ou de Treichville, les épices brutes du terroir s’offrent une métamorphose industrielle en Côte d’Ivoire et en Afrique de l'Ouest. Flacons en verre hermétiques, bouchons mouleurs, étiquetage normé : sous l'impulsion de PME locales et de régulateurs plus stricts, le condiment traditionnel devient une marque à valeur ajoutée. Mais derrière l'élégance du packaging, le défi de la conservation, de la traçabilité et de la stabilisation scientifique reste entier.

La conservation des épices change d’époque

Rangement épices

Du sachet transparent du marché aux emballages scellés des rayons de grandes surfaces, les épices africaines sont entrées dans une nouvelle ère. En Côte d’Ivoire, la transformation et le conditionnement progressent, portés par de petites entreprises, des coopératives et une filière qui cherche à mieux maîtriser sa qualité. Mais derrière le joli pot, le vrai défi reste invisible : protéger l’arôme sans laisser entrer l’humidité, les contaminants ou le temps.

Le meilleur et le reste : pourquoi les grandes épices ivoiriennes se jouent dans les petits détails

Entre un gingembre acheté au marché et un gingembre capable de séduire une marque alimentaire ou cosmétique, il n’y a pas seulement une question de variété ou de savoir-faire. Il y a une succession de décisions : récolte, tri, lavage, séchage, broyage, stockage, emballage. En Côte d’Ivoire, où la filière gingembre-curcuma se structure, l’écart entre un produit disponible et une matière première compétitive pourrait se construire de la même façon : par l’accumulation patiente de gains marginaux.

Une Analyse de Ameday Kwacee